FOCUS
Publié le 19/05/2026
Longtemps la réputation d’Oyonnax s’est bâtie autour des ses avants. Un pack rugueux et dense qu’il fallait défier en mode tout terrain sur l’ancienne pelouse de Charles-Mathon. Premier club de rugby professionnel à être passé au gazon synthétique en France (en 2015), les Oyomen ont alors entamé une lente évolution philosophique. Bien sûr, leur conquête reste un socle et une rampe de lancement obligatoire afin de produire du jeu mais dans les faits « Oyo » a fait muter son identité de jeu et cela se confirme saison après saison. D’ailleurs les statistiques offensives de cet exercice en sont la preuve :
🥈 953 points marqués, il s’agit de la deuxième meilleure attaque du championnat
⏱️ 52 % d’occupation du terrain, ce qui montre que les Oyomen passent du temps dans le camp adverse
🏉 122 essais marqués, le deuxième meilleur total de la PRO D2
🗡️156 franchissements, les joueurs d’Oyonnax coupent les lignes et déstabilisent les défenses au point d’être 3e de ce classement
Ces statistiques attestent de l’efficacité des attaques oyonnaxiennes qui ont une particularité : celle de s’appuyer énormément sur les trois-quarts centres. C’est bien simple, avec 32 essais les centres d’Oyonnax sont les plus prolifiques du championnat. Au sommet de ce classement un redoutable duo, Eddie Sawailau (8 essais) – Louis Morland (13 essais). L’expérience et la robustesse du Fidjien de 30 ans ou bien la fouge du jeune joueur prêté par Toulon. Tous deux profitent souvent de l’excellent travail de Maëlan Rabut (10 matchs en premier centre et 6 essais marqués) et se partagent le poste de deuxième centre et les essais.
10 matchs avec ce numéro dans le dos Sawailau contre 14 titularisations du côté de Morland. Et quand les deux compères sont remplaçants ou absents l’intérim est assuré par Lucas Mensa (3 essais en 9 matchs), Danny Toala (2 essais en 9 matchs) et François Joly (tout juste arrivé de Niort). En perforateur ou en finisseur, ce « squad » de 6 joueurs forme, cette saison, l’arme fatale d’Oyomen dont les centres visent toujours dans le mille.