Au cœur des stades PRO D2
Publié le 06/08/2026
À la création du Racing Club Narbonnais, en 1907, un terrain est aménagé. Celui-ci se trouve à proximité du centre historique, dans le quartier de Maraussan. C’est d’ailleurs ce nom qui lui est attribué lors de son ouverture, en 1908. Cette même année, cette pelouse voit son équipe, alors vêtue de grenat et de noir, réaliser un très beau parcours régional. Elle rassemble même 3 000 spectateurs lors de la demi-finale du Challenge Génie. Face à l’AS Perpignan, les Audois parviennent à s’imposer.
Au début de son histoire, un jeune joueur va marquer les esprits dans l’aventure narbonnaise : Aimé Cassayet. Avant de porter le maillot orange et noir, il évolue à Tarbes, puis à Saint-Gaudens. En 1923, celui qui est surnommé « Le Boulanger » débarque à Narbonne pour ouvrir un nouveau chapitre. Pendant quatre ans, le deuxième puis troisième ligne marque de son empreinte le stade de Maraussan. En 1928, il disparaît après avoir marqué l’histoire du club, dont il a été le capitaine. Cette même année, le stade change de nom et devient le stade Cassayet, où le RCN évoluera jusqu’en 1976.

Un premier Bouclier de Brennus en 1936 et trois Challenges Yves-du-Manoir (1968, 1973 et 1974) plus tard, le RC Narbonnais déménage. Devenu trop à l’étroit dans son enceinte historique, le club s’installe dans son nouveau stade : le Parc des Sports de l’Egassiairal, une enceinte multifonctionnelle de 12 000 places, au cœur d’un vaste complexe sportif.
Dès sa création, le stade est pensé pour offrir un maximum de confort aux joueurs, aux athlètes, mais aussi aux supporters. En 1987, un système d’éclairage est installé afin de permettre l’organisation de rencontres en nocturne. En 1992, une nouvelle piste d’athlétisme est aménagée et une tribune supplémentaire est construite. Cet investissement permet à Narbonne d’accueillir les Jeux méditerranéens ainsi que les épreuves d’athlétisme l’année suivante. C’est d’ailleurs à cette occasion que l’enceinte prend, en 1993, le nom de Parc des Sports et de l’Amitié.
Dans une région où le vent souffle régulièrement avec une grande intensité, parfois à plus de 100 km/h, le stade possède une particularité. Derrière un des en-buts se trouve une tribune en arc de cercle, sans toit. À l’opposé, un simple filet est installé afin de limiter autant que possible les rafales venues du nord.
Sur le plan sportif, le RC Narbonnais poursuit ses grandes heures dans son nouveau théâtre. Le Parc des Sports et de l’Amitié voit briller les frères Spanghero, Didier Codorniou ou encore Jo Maso. En 1979, le RCN remporte le deuxième Bouclier de Brennus de son histoire. Pendant près de trente ans, les Orange et Noir évoluent en première division, avant de connaître un coup d’arrêt avec leur relégation en PRO D2 en 2007. Un moment particulièrement difficile pour les supporters narbonnais.
Le Parc des Sports et de l’Amitié, lui, est rarement rénové ou modifié. Seules deux évolutions majeures sont à noter. En 2021, le club annonce l’installation d’un nouvel éclairage ainsi que la création d’un espace réceptif plus moderne, capable d’accueillir davantage de spectateurs au sein de la tribune Pech de La Clause.

Si les Jeux méditerranéens ont marqué l’histoire du stade, d’autres grands événements sportifs y ont également été organisés. L’un des plus récents est la Coupe du monde U20 en 2018, qui a vu les Bleuets décrocher leur premier titre mondial. La génération de Coville, Ntamack, Woki ou encore Carbonel y a notamment livré un match spectaculaire face aux Baby Boks. D’autres stars du rugby mondial ont également foulé cette pelouse, comme Leicester Fainga’anuku, Tate McDermott ou encore Marcus Smith.
